Pendant les trois mois qui séparèrent ma décision et le déménagement dans mon nouvel appartement, il redoubla de gentillesse. Que cherchait-il ? Son esprit était complètement déréglé. Il aménageait dans sa tête sa prochaine installation, et d’un autre côté essayait de me faire changer d’avis. Le divorce fut tout de même prononcé fin Mai, ce qui me permit de me rendre propriétaire de mon appartement.
En Août enfin, je pris les rênes d’une autre vie. Il m’aida à déménager en compagnie d’un ami José, que l’on avait connu lors d’une conférence. C’était un beau garçon excessivement gentil et droit. Il fréquentait une infirmière mais sans attachement profond car disait-il, n’être pas fait pour cette vie de couple au jour le jour. Je devins leur amie. Souvent José venait me rendre visite en tout bien tout honneur, nous avions de longues conversations et quand son amie était de garde, il restait manger avec mon fils et moi. Il continuait aussi à fréquenter XXX, et me donnait quelques nouvelles. Est-ce une jalousie soudaine envers José, ou un dépit d’avoir perdu sa poule aux œufs d’or, X.X.X commença à me rendre visite, dans mon nouvel appartement et s’invita même quelques soirs. Comme pour mon premier mari, je tenais à garder de bonnes relations.
Je n’ai jamais été habitée par la rancune, je suis assez fataliste, les choses arrivent telles qu’elles doivent arriver. Nous nous étions aimés, du moins JE l’avais aimé, il m’avait rendue heureuse un temps, alors à quoi bon se déchirer !
Un jour de septembre, je l’appelai chez lui entre midi et deux, une voix de femme me répondit. Il n’avait pas perdu de temps ! Mais n’avait pas pris n’importe qui ! Une femme en instance de divorce qui attendait un joli magot.
« Le plateau d’argent passait dans d’autres mains ». Grand bien lui fasse !
N’ayant pas pu avoir mon changement cet année là, nous dûmes vivre une année côte à côte. Comment un homme peut-il se rendre coupable de certaines bassesses, après avoir aimé si fortement. Mais m’avait-il bien aimée ? Cette passion n’avait-elle pas été une vue plongeante sur mon portefeuilles?
Pendant toute une année, il s’appliqua à me faire souffrir. Il alla même à rayer tout le côté de ma nouvelle voiture que je venais d’acheter. Son insistance à me faire mal était telle que je perdis dix kilos cette année là. Rapporter ici tous les sujets de cette souffrance n’apporterait rien à mon récit. Je pense que le principal a été dit.